L'Aulne maritime au gré des marées

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VIADUC DE PORT-LAUNAY

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VIADUC DE PORT-LAUNAY

Un symbole de modernité et de progrès

Au cœur du XIXe siècle, la Bretagne longtemps isolée par ses reliefs accidentés et son réseau routier défaillant, devient le théâtre d’une révolution industrielle et technique sans précédent. La volonté de désenclaver la région et de la connecter au reste de la France, incarnent les défis technologiques, économiques et sociaux de leur temps.

A l'époque, des échéances fixées par l'état engageaient les compagnies ferroviaires à joindre Brest par le rail par le nord et le sud de la Bretagne au plus tard en 1873. La gare de Brest fut inaugurée en 1865 (après celle de Châteaulin en 1864) et la jonction Châteaulin - Landerneau achevée en 1867. Un autre projet, abandonné, consistait à joindre Brest par un axe central de la Bretagne via un terminus à Landévennec suivi d'un embarquement au port pour traverser la rade jusqu'à Brest.

Le prolongement par la Compagnie d'Orléans de la ligne de chemin de fer de Nantes à Brest via Châteaulin, a nécessité de nombreux ouvrages pour franchir les vallées encaissées de plusieurs rivières se jetant dans la rade de Brest. La jonction de 52,5 km entre Châteaulin et Landerneau par la ligne de chemin de fer a nécessité la construction de trois viaducs (ceux de : l’Aulne à Port-Launay – longueur 357 m & hauteur 48,4 m - de la Douffine à Pont de Buis – l. 222 m & h. 40 m - et de Daoulas – l. 357 m & h. 37 m) auquel s’ajoute un tunnel à Neiz-Vrann à Quimerc'h. La particularité du viaduc de Port-Launay imposait de permettre le trafic maritime en garantissant au moins un tirant d’air de 30 m. En savoir plus (article de Jérôme Cucarull « La ligne de chemin de fer Landerneau-Châteaulin », Bécédia - nov. 2016 - info)

Le viaduc de l'Aulne à Port-Launay, douze arches de 50 m de hauteur

Le viaduc a été construit entre 1864 et 1866 d'après les plans des ingénieurs Bricheteu de la Morandière, Croizette Desnoyers et Arnoux ; sa réalisation a été assurée par l'entrepreneur Arnaud.

Il est constitué de pierre en granit gris foncé d'une carrière près de Rostrenen à Guendol, voisine du canal de Nantes à Brest, ce qui en a permis le transport depuis l’amont sur 110 kilomètres via le canal. Le moellon ordinaire, compact et très dure, a été entièrement extrait de la carrière du Passage de Dinéault, à 14 km en aval. La chaux a été acheminée depuis Doué-La-Fontaine en Maine-et-Loire et d'Echoisy en Charente-Maritime, toujours par voie d’eau. Le sable entièrement granitique provenait des grèves de la côte des Abers en face d' Ouessant. Compte-tenu de la force exercée sur l'ouvrage (au maximum, pression entre 7,5 et 9 kg par cm2 aux fondations sur le sol et à la base du socle des piles), il était ajouté au mortier du ciment de Portland d'outremanche extrêmement résistant.

Le viaduc ferroviaire fut mis en service lors de l'inauguration de la ligne Châteaulin - Landerneau en 1867 après de lourds travaux ayant mis à profit le génie civil et maritime de l'époque. Aucun accident ne fut à déplorer.

Viaduc - photographie Le Doaré (Archives LD)
Construction du viaduc de l'Aulne
Source : Extrait de l'ATLAS DES PORTS DE FRANCE - 1889 / Coll. RC

Les photographies de la construction et les plans proviennent de la bibliothèque en ligne Gallica de la Bibliothèque Nationale de France et sont issus des Annales des Ponts et Chaussées. Les plans sont publiés dans le livre Notice sur le viaduc de l'Aulne rédigé par l'ingénieur Auguste Arnoux. En tant qu'ingénieur des Ponts et Chaussées, il fut ingénieur en Chef de la Compagnie d’Orléans et participa aux travaux de conception et construction du viaduc de l’Aulne.

Avec mes sincères remerciements à M. Sandro pour l’ouvrage qu’il m’a transmis Notice sur le viaduc de l’Aulne rédigé par M. Arnoux, offert à un membre de sa famille en 1871.

Elévation générale du viaduc - coll. RC

Avancement de la construction du viaduc

Les travaux ont débuté le 18 mars 1864, année au cours de laquelle sept piles ont été fondées dont deux en rivière. En 1866, les fondations des autres piles ont été faites et toutes les piles levées. En 1866, toutes les voûtes ont été construites et l'ouvrage terminé excepté les parapets. La construction aura duré trois années.

Le coût s'éleva à près de 2,2 millions de francs de l'époque (en comparaison d'autres travaux, il représentait l'équivalent de 80% du coût de l'ensemble des viaducs entre Nantes et Châteaulin).

Construction du viaduc - passerelle mobile - source Gallica.BnF.fr - Ecole nationale des ponts et chaussées, PH 263-2 A.8 lien
Situation des travaux en nov. 1865 - source Gallica.BnF.fr - lien
Situation des travaux en oct. 1866 - source Gallica/BnF.fr
Construction d'une pile du viaduc - source Gallica.BnF.fr lien
Construction du viaduc, treuils à vapeur - source Gallica.BnF.fr
Jointements - source Gallica.BnF.fr
Après l'achèvement du viaduc - source Gallica.BnF.fr
Carte postale Ed. Villard - coll. RC
Carte postale Le Doaré - coll. RC

Plans du viaduc et systèmes de construction des piles

Lors de la construction, une passerelle a été aménagée afin de permettre l'approvisionnement des matériaux sur deux  voies ferrées sur lesquelles circulaient des vagonnets. Il fallu attendre 30 m de hauteur des piles pour installer le dispositif qui reliait les piles, afin de ne pas entraver la circulation fluvio-maritime. La passerelle était simultanément relevée avec des verrins jusqu'à l'atteinte de la hauteur finale de 48 m.

Haut des piles - source Anales des Ponts et Chaussées - coll RC
Elévations et coupes des piles du viaduc - source / Annales des Ponts et Chaussées - coll RC

Parapet et niveau des rails : afin de limiter les vibrations sur l'ouvrage lors du passage d'un train, le ballast en pierre cassée reposait sur un lit de sable.

Coupe du couronnements et du parapet - source Notice sur le viaduc de l'Aulne - A. Arnoux / Annales des Ponts et Chaussées

Fondations du viaduc

Coupes des fondations des piles du viaduc - source Notice sur le viaduc de l'Aulne - A. Arnoux / Annales des Ponts et Chaussées

La construction de deux des onze piles du viaduc dans le lit de la rivière a nécessité l'utilisation de caissons étanches (23 m x 11 m x 7 m de hauteur) lors de l'ancrage dans le sol en schiste. En effet, les fondations étaient à -5,40 m au dessous du niveau de la retenue de l'Aulne au barrage de Guily Glaz. En utilisant habilement des hauteurs d'eau variables de la rivière en ouvrant les vannes du pertuis de Guily Glas, la pose des caissons de 7,5 tonnes chacun s'est faite sans nécessiter de grues ou treuils. Une machine à vapeur assurait le pompage de l'eau 2 à 3 heures par jour seulement compte-tenu de l'étanchéité des caissons calfatés et complétée par de l'argile.

Fondation des piles et système de coffrages maintenu hors d'eau avec une pompe à vapeur installée sur une barge - Annales des Ponts et Chaussées - coll. RC
Fondation des piles et système de coffrages - Annales des Ponts et Chaussées - coll. RC
Caissons étanches à fixer au fond pour construire les fondations des piles dans la rivière - Annales des Ponts et Chaussées - coll. RC
Système de levage de la passerelle sur les cintres au cours des travaux - source Notice sur le viaduc de l'Aulne - A. Arnoux / Annales des Ponts et Chaussées
Aménagement du chantier, stockage et flux d'approvisionnement des matériaux
Plan d'aménagement du chantier - Annales des Ponts et Chaussées - coll. RC
Carte postale ND Photogarphie - coll RC
Carte postale Le Doaré - coll RC
Viaduc vers 1870 - source : Gallica/BnF.fr - Ecole nationale des ponts et chaussées, PH 263-2 A.10 lien
Carte postale Le Doaré - coll RC
Carte postale Le Doaré - coll RC
Carte postale Le Doaré - coll RC
Carte postale Le Doaré - coll RC
Carte postale Gil - coll RC
Débarrage du canal vers 1980 - ajout de remblai en protection des fondations du viaduc - Photographie Le Doaré (Archives LD) - coll RC
Ouverture de la ligne de chemin de fer Châteaulin - Landerneau

Le 16 décembre 1867, la ligne Châteaulin-Landerneau est officiellement ouverte au trafic. L’événement, célébré avec faste, attire des milliers de Bretons et de dignitaires. Le viaduc, salué comme une prouesse technique. Désormais il est possible de faire le tour de la Bretagne par le chemin de fer.

Récit d'un guide de voyage : Châteaulin - Brest par le rail - source Gallica.BnF.fr
Extrait d'une illustration de promotion touristique de la ligne de chemin der lors de son inauguration en 1867 - Journal L'Illustration - coll RC
Carte postale Le Doaré - coll RC
Viaduc à l'époque contemporaine
Vue matinale du viaduc
Vue matinale du viaduc
Vue depuis l'aval du déversoir lors d'une remontée de l'Aulne (Route du sable)
Viaduc depuis laroute de Guily Glas
Maére haute de fort coefficient, pas d'éclusage
Descente de l'Aulne sur Notre Dame de Rumengol
Depuis l'écluse
Travaux de restauration de l'écluse 2021
Avel Dro (Route du sable)
Ecluse de Guily Glas
Vue depuis l'Aulne maritime lors d'une remontée de l'Aulne (Route du sable)
Remontée à Port-Lauany (Route du sable)

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